La dimension décorative

Loin de l’ambition scientifique, certains artistes utilisent la figure de l’animal dans un but purement décoratif, au même titre que les motifs floraux, par exemple. C’est déjà le cas au Moyen-Âge, époque qui voit s’épanouir dans les marges des manuscrits des guirlandes de fleurs agrémentées de figures animales, scènes de chasse, oiseaux, etc. Parfois même l’animal est seul représenté, de manière stylisée ou même déformée, pour agrémenter le bloc de l’écriture.​


Dans ce manuscrit médiéval du XIIIe siècle les oiseaux ne sont pas là pour illustrer le texte, pas plus que comme symboles. Ils jouent uniquement un rôle décoratif, comme le montre leur déformation : ils sont démesurément allongés pour s’insérer dans le bandeau vertical qui agrémente le texte sacré. Dans la plupart des manuscrits enluminés au Moyen-Âge, autour des scènes narratives illustrant le texte, on trouve des éléments de la nature qui ne renvoient à rien d’autre qu’eux-mêmes (branches, fleurs, animaux familiers ou fabuleux).​​


En Occident, la chute et la repousse des plumes du paon au printemps étaient interprétées dans l'art Chrétien comme un symbole de renouveau et de résurrection. Le paon est présent ici sous la Résurrection.​ Mais c'est aussi un animal souvent représenté pour l'esthétique de sa queue déployée.​


Maurice Verneuil est un décorateur de l’Art nouveau, élève d’Eugène Grasset. À la suite de son maître qui a dirigé un volume intitulé La plante et ses applications ornementales, il dessine un volume de planches sur l’animal dans la décoration, proposant pour chaque animal choisi plusieurs types de motifs, dans des arts différents : tapisserie, papier peint, mais aussi fer forgé, ébénisterie, vitraux…​​


 

 

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