Les tribulations d’un Français en Afrique (1895)

Ecrivain public

«Pas plus au pays Noir qu’en Europe, il n’est de bon goût de tenir rigueur à un homme riche. Donner assaut à son coffre est méritoire; c’est lui reprendre ce superflu dont tant d’autres ont besoin. (…) Je suis, certes, le fils du Roi des Français lui-même pour voyager si loin en si grand équipage.» (à Bobo-Dioulasso, Burkina-Faso : p. 86)

En 1895, le capitaine Monteil publie le récit détaillé de sa traversée de l’Afrique, du Sénégal au lac Tchad, puis à Tripoli (entre 1890 et 1892). Après son retour triomphal en France, il a donné de nombreuses conférences, et a fait découvrir le «Soudan» aux Français. Son récit montre le visage de l’Afrique de l’Ouest juste avant la colonisation française, achevée entre 1890 et 1900.

1. Dans le train de Dakar

Parfait-Louis Monteil à 35 ans
Sénégal, octobre 1890.
Monteil prend le train de Dakar à Saint-Louis. La colonie du Sénégal est la plus ancienne en Afrique, et Monteil est confiant pour son développement économique:

«Pendant la traversée du Cayor, j’étais émerveillé de l’aspect de ces régions que j’avais connu quelques années auparavant presque incultes, dans lesquelles les populations nous accueillaient avec une hostilité mal déguisée.
Le chemin de fer avait tout transformé. Les champs de mil et d’arachide s’étendaient à perte de vue, de grandes agglomérations s’étaient créées autour des principales stations: Thiès, Tivaouane, Louga, M’Pall ; la pacification était venue d’elle-même. La vie commerciale avait pris une grande activité.» p. 12

2. Recrutement des tirailleurs sénégalais à Saint-Louis

La mission à l'arrivée à Marseille
Monteil a choisi de traverser l’Afrique avec seulement un adjoint, Badaire (ex-planton au Ministère des Colonies), et dix tirailleurs, afin de ne pas susciter de réactions hostiles dans les pays qu’il doit traverser.

« Je me préoccupai d’engager des hommes, (…) aux conditions suivantes: ils s’engageaient à me suivre partout; je leur concédais trois mois d’avance de solde, mais il était bien stipulé qu’ils ne recevraient aucun argent en cours de route. Au retour, ils trouveraient leur solde intégrale chez Lézongar, à Saint-Louis. (…) Je voulais éviter ainsi (…) les défaillances en cours de route, les désertions en masse sous le prétexte le plus futile.

Le noir est capricieux, volage et jouisseur. Il séjourne quelques jours dans un village, il se toque d’une femme; aussitôt tout disparaît à ses yeux, famille, pays, situation. Il vient trouver son chef, lui déclare qu’il ne veut pas aller plus loin, qu’il a besoin de sa solde, et le dialogue suivant s’engage :
- Mais qu’as-tu ?
- Je suis fatigué.
(…) Et à toutes les questions c’est la réponse invariable. » p. 13

Il faut voir là bien sûr une forme de résistance passive au colon, et non un quelconque caprice, mais l’exaspération de Monteil s’explique. En effet, le problème est sérieux puisque les missions françaises sont composées en quasi-totalité de soldats indigènes et de quelques officiers français.

3. Repas entre officiers «soudanais» à Ségou

Palais de la Résidence à Ségou
Mali, décembre 1890 (Soudan français)
Les «Soudanais» sont des officiers qui ont fait carrière grâce à la conquête du Soudan français [Afrique de l'Ouest]. Ils forment un groupe très soudé, et exercent tous les pouvoirs tant que l’administration coloniale civile ne se sera pas mise en place.

«On devisait gaiement le soir après le dîner. C’était le bon moment. Les récits de voyage, de guerre, de plaisirs se succédaient. (…) La France, la Patrie, Dieu combien on l’aime à cette distance!»

«Les domestiques entrent, qui ont fini leur service (…).
- Commandant, messieurs les officiers, toutes les brutes, tous les animaux qu’il y a dans le poste, y a dire bonsoir.
- Bonsoir les animaux, bonsoir les brutes, répond gravement Underberg.
Un éclat de rire général accueille l’humoristique salut de la conception d’Underberg (…).» p. 23

L’expression « c’est du petit nègre » est restée ; elle garde en mémoire ce complexe de supériorité auquel Monteil n’échappe pas.
Mais après Ségou, il entre dans les Etats africains indépendants : il n’est plus en situation de supériorité, il devient un simple explorateur, et il est plus souvent commerçant que diplomate.

4. Le traité de San

Entrée à Dori
Mali, janvier 1891
A San, Monteil réussit à convaincre l’Almamy (chef religieux et politique) de signer un traité, rédigé en français et en arabe. Il s’agit d’une alliance défensive, destinée à se protéger des royaumes voisins.

«San, en effet, est seulement un marché qui, du Sud et de l’Est, apportent du Ouorodougou [Nord de la Côte d’Ivoire] et du Gondia [Nord du Ghana] l’or et la noix de kola qu’elles vont vendre plus loin dans le Macina [Mali, delta intérieur du Niger], à Djenné, Bandiagara et même Tombouctou, ou au Nord, sur la rive gauche du Niger, dans les pays bambaras. (…)

Les transactions se font à San en toute sécurité : aucun droit n’est perçu, ni à l’entrée, ni à la sortie, pas plus que sur les opérations d’achat ou de vente, et la justice de l’Almamy et reconnue par tous comme très équitable. Son renom de sagesse et de sainteté est universel dans la boucle du Niger.» p. 36

5. La danse de la pileuse

Captives de Pello faisant sécher le couscous
Pendant son voyage, Monteil partage la vie quotidienne de ses hôtes. Il bénéficie de l’hospitalité traditionnelle due aux voyageurs, mais doit aussi s’acquitter des non moins traditionnels cadeaux, dont il a chargé ses caisses en abondance.
Il nous décrit ici la veillée au village, ici une danse sous forme de pantomime :

«Nombre de ces danses sont lascives, d’autres sont simplement des acrobaties, d’autres sont héroïques, d’autres, enfin, sont des mimiques intéressantes souvent. Il me souvient, à ce propos, d’une danse de la pileuse, que j’ai vue dans un village à la suite d’un mariage.

En voici le thème : les deux amoureux se sont épousés depuis quelques jours. Pendant que l’homme sort pour aller aux champs, sa femme l’accompagne (…), elle marche appuyée sur le bras de son mari amoureusement penché sur son épaule ; ils se séparent, s’envoyant de la main d’affectueux saluts. (…)

L’homme parti, la femme installe son mortier, y met son grain, prend son pilon et commence à travailler avec ardeur. Mais voilà que trois ou quatre voisines viennent se placer auprès d’elle pour se livrer à la même occupation. Les caquetages vont bon train, il y a une série de bonnes petites histoires bien croustillantes, la langue travaille, les pilons se reposent. (…)

Et ainsi jusqu’au retour de l’homme. Résultat : rien n’est prêt pour le repas, et la petite ménagère (…) se précipite chez une voisine complaisante, pour lui demander de lui prêter la farine nécessaire à la préparation de son repas.» p. 80

6. La prospérité de l’empire du Mossi

Au marché de Satiri. Jeunes vendeuses de coton
Burkina-Faso, avril 1891
«Sortes de monarques fainéants, les Nabas quittent peu leur résidence, leur réclusion est presque absolue.»

Et pourtant : «On est bien obligé d’admettre que ce régime, tel que je viens d’essayer de le définir, a ses avantages, car la prospérité du Mossi est parfaite et remonte certainement à de nombreuses années.

Le voyageur est étonné du calme et de la quiétude qui règnent aux abords des villages; partout les terres sont en culture et les habitants vont et viennent, souvent sans armes, sur les chemins. Chose unique, le Mossi est le seul pays du Soudan où les villages ne sont pas fortifiés.» p. 122-123

7. La caravane haoussa au pays djerma

La caravane haoussa en marche
Niger, septembre 1891
Pour traverser le pays djerma, Monteil se joint à la caravane haoussa, qui va chaque année chercher des noix de kola au Ghana. Il est victime comme elle des taxations abusives des gens du pays, qui culminent dans la forêt entre Dosso et Argoungou :

«Au moment d’entrer dans la forêt, Sambo, mon guide du Maouri, me dit de bien veiller; je fais charger les armes; il y a de tous côtés foule de gens de mauvaise mine en quête d’un mauvais coup; on entend en avant les cris des femmes qu’on vole.

Successivement nous traversons les échelons des porteurs et des femmes de la caravane qu’entourent des essaims de pillards; il faut parlementer tous les cent mètres; je laisse ce soin à me guides, mais les bandits se bornent à des menaces; ils constatent, à notre attitude à tous, que nous serions un morceau un peu dur à digérer.

Après trois heures de cette marche très lente, la forêt s’éclaircit; nous ne rencontrons plus de détrousseurs.» p. 221

8. L’Empereur peul de Sokoto

A Bakousso. Réception du Ghaladima
Nigeria, octobre 1891
Arrivé à Sokoto, au pays haoussa, Monteil est impressionné par les élites peules qui sont au pouvoir depuis la révolution islamique d’Ousmane dan Fodio. Il trouve bon accueil auprès de l’Empereur:

«On me fait entrer dans une salle en assez mauvais état d’entretien, où, sur un banc d’argile, l’Empereur est assis. Tête difficile à définir, au milieu des turbans et du voile (litham) qui lui cache le bas du visage. Les yeux sont vifs et intelligents.

Aussitôt après les salutations, il me dit avoir lu les traités, celui de Ouro-Gueladjio en particulier, et qu’il me fera le semblable. Puis il me dit le plaisir qu’il éprouve à savoir que je suis venu de si loin pour le visiter. (…)

L’impression que j’ai retirée de ces visites, c’est que ces hommes sont d’un niveau intellectuel très élevé, qu’ils sont très polis, et chose plus rare, bien naturels.» p. 243

9. Kano, place financière et commerciale

Palais du Roi à Kano
Nigeria, novembre 1891 – février 1892
Pour pouvoir quitter Sokoto, Monteil se résigne à accepter de vendre des marchandises contre des chèques payables à Kano, ou échangeables contre d’autres marchandises.

Mais à Kano, il lui faut trois mois pour parvenir à les monnayer à un prix acceptable. Il expérimente ainsi le système bancaire et commercial entre les cités haoussa, après avoir suivi la caravane annuelle de la kola.

«Dans le Soudan entier, le kola est l’objet de luxe par excellence, accessible à peu près à toutes les bourses. (…) C’est la prise de nos grands-pères, c’est le cadeau que tout le monde peut donner, que personne ne peut refuser sans une excuse valable. (…)

Avec un kola (…) on calme un créancier irrité, on se débarrasse d’un solliciteur importun, on enlève un marché indécis, on soutire un renseignement précieux, on ferme la bouche à un braillard, on gagne le sourire d’une jolie femme, on peut même capter les bonnes grâces d’un eunuque.

C’est assez dire que c’est la panacée universelle, et la puissance commerciale de Kano repose en grande partie sur les millions de kolas dont son marché est approvisionné.» p. 285

10. La lettre de recommandation auprès du roi du Bornou

Entrée à Kouka
Nigeria, avril – août 1892
Monteil reste plusieurs mois au Bornou [rives du lac Tchad], car il est contraint d’attendre le départ d’une caravane pour traverser le Sahara, et il lui faut surtout obtenir l’autorisation de partir de la part du roi. Voici sa lettre d’accréditation en tant que diplomate :

«Cette lettre a été écrite à Paris, capitale de la France, le vingt-neuvième jour du mois de moharrem 1308 [1890]. Elle est adressée par le vizir Etienne [ministre des Colonies] au nom du roi Carnot [président de la République], au capitaine Monteil.

Je t’ai choisi parce que tu connais bien les noirs, et que tu as vécu depuis longtemps au milieu d’eux, pour faire le voyage suivant : tu te rendras à Saint-Louis (Sénégal) pour de là gagner Ségou, (…) puis de Say tu te rendras auprès du Lam-Dioulbé de Sokkoto, Abdherraman, fils de Mohamed-Bello, fils d’Othman-don-Fodia.

Après l’avoir salué, tu lui demanderas de traverser ses Etats et une lettre pour te rendre auprès du Cheik du Bornou Cheikou Ashim. Le Bornou est un grand pays, ses Rois sont de grands Rois. Beaucoup de voyageurs sont allés à Koukaoua qui y ont été bien reçus, mais ils n’étaient point de notre nation, c’est pourquoi je te donne l’ordre à toi de t’y rendre.(…)

Ta mission accomplie auprès de lui, tu lui demanderas de revenir vers moi par la route la plus courte, celle de Tripoli, moyennant qu’il t’assure de bons guides.» p. 333

11. Traverser le Sahara

Type toubbou
Niger, septembre 1892
Monteil emprunte la route des oasis, bien connue des caravaniers. La sécurité est assurée par le roi du Bornou jusqu’au Djado, mais les nomades du désert sont toujours à l’affût d’une razzia.

«L’oasis de Kawar est constituée par une immense barrière rocheuse qui s’étend du Nord au Sud sensiblement, sur une longueur d’environ 80 kilomètres. A l’abri de ce rocher qui la protège de l’envahissement des sables, sous l’influence des vents de nord-est, s’étend une contrée qui n’a guère plus de trois à quatre kilomètres de large dans la partie la plus étendue.

Grâce à la présence de l’eau qui s’y trouve partout à très faible profondeur, une végétation abondante de dattiers s’est développée dans les sables. (…) La richesse de l’oasis réside dans l’exploitation des salines de Bilma.» p. 394

12. Retour triomphal en France

A Yassakoua. Aldiouma a déserté
L’écrivain Vogüé décrit dans sa préface comment le voyage d’exploration de Monteil a participé à convertir l’opinion publique française à la colonisation :

«Dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, un public enthousiaste l’applaudissait, il évoquait devant nous les perspectives d’un monde inconnu : royaumes du Soudan, larges fleuves coulant vers des mers équatoriales, villes bariolées aux maisons d’argile, eaux vierges du lac Tchad, sables et roches du désert des Touareg, monotone région de la souffrance, mais aussi du triomphe de l’énergie.

La parole de Monteil éveilla ce jour-là plus et mieux que de la curiosité; elle fit vibrer les cœurs, parce qu’on suivait anxieusement, derrière la caravane, l’ombre de la patrie qui s’allongeait sur des terres ignorantes de notre nom jusqu’à son passage; parce qu’il nous montrait cette face du génie français qui s’appelle audace, découverte, communication universelle.» p. VI

Le livre de Monteil est un objet richement relié et illustré, qui témoigne de cet engouement tout neuf des Français pour la colonisation en Afrique dans les années 1890. Riou, l’illustrateur, sait faire rêver les lecteurs : il a déjà illustré Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne.

Ses dessins sont inspirés par des photographies, mais pas celles de Monteil, qui a perdu toutes ses prises de vues au cours de ses aventures. Certaines plaques de verre non développées étaient pourtant parvenues jusqu’au ministère des Colonies, mais la consigne «ne pas ouvrir» était arrivée dans un autre bureau, et les photos ont fini par succomber à la bureaucratie.

13. Epilogue : la frontière Niger-Nigéria

De St Louis à Tripoli par le lac Tchad
Quel est le bilan de l’expédition de Monteil ? Sa mission, stratégique, était de devancer les Anglais dans la prise de possession du centre de l’Afrique :

«On sait que la convention du 5 août 1890, passée entre l’Angleterre et la France, délimitait les zones d’influence dans le Soudan central suivant une ligne idéale tirée de Say, sur le Niger, à Barroua, sur le lac Tchad. Nous plaisantions alors volontiers cette ligne idéale, prolongée à travers des pays que nul n’avait revus depuis quarante ans, depuis les voyages d’Henri Barth, accomplis entre 1850 et 1855.» p. III

Cette convention accorde à la Royal Niger Company «tout ce qui appartient équitablement à l’empire de Sokkoto», ce qui permet à la France d’espérer contrôler le Bornou, le pays Djerma et le sultanat de Zinder (Damagaram), qui sont indépendants à cette date.

Or, Monteil découvre que les Anglais ont bluffé: ils sont venus à Sokoto en 1890, mais n’ont pas signé de traité! p. 253

Le Nord du Nigéria reste disputé entre Anglais et Français entre 1894 et 1898, les négociations alternent avec les occupations militaires. Après la crise de Fachoda en 1898, le rapport de forces en Afrique est clairement en faveur des Anglais, et un accord en mars 1899 fixe la frontière nord du Nigeria britannique ; la France conserve le Niger et obtient le Tchad, qui sera occupé militairement à partir de 1900.

Carte du voyage de Monteil, avec les lieux et les dates, dans le Bulletin de l'armée, 1893, vol. 15, p. 89.

Il est admis que les frontières de la colonisation sont artificielles, mais le voyage de Monteil et l’article ci-dessous montrent plutôt qu’elles ont fixé un certain état des choses, en s’appuyant sur des frontières africaines existantes, mais selon les choix du colonisateur :

«Histoire des frontières du Niger» par Camille Lefebvre, dans Matériaux pour l'histoire de notre temps, 2004, N. 73, p. 18-24.

14. Bibliographie : la colonisation, pourquoi entre 1890 et 1900 ?

Niamey, le monument Monteil (1928)
La préface de Vogüé cite une déclaration étonnante du président du Conseil parisien : «En aidant les ouvriers à placer leurs produits, vous faites peut-être du meilleur socialisme que nous.» p. VII

En effet, la recherche de débouchés commerciaux est une des motivations de la colonisation : «Les groupes financiers, industriels, commerciaux, intéressés à des entreprises outre-mer, ont beau jeu de faire valoir aux milieux politiques et à l’opinion publique que les entreprises coloniales sont une planche de salut pour l’économie française frappée par la crise». (*)

On pense alors surtout au Tonkin et à Madagascar, mais pas à l’Afrique où les comptoirs restent la solution la plus rentable pour le commerce.

Autre motivation de l’expansion coloniale : elle doit permettre de restaurer la puissance de la France, après la défaite de 1870 contre l’Allemagne. Le courant expansionniste regroupe des diplomates, des militaires (Marine), des commerçants, qui poussent à rivaliser outre-mer avec l’Angleterre. Sinon, «nous achevons de nous reléguer au rang de l’Espagne». (*)


(*) Comment le lobby de la colonisation s’est imposé en France:
Politique étrangère de la France / Tome 3, L' Expansion : 1881-1898 / par Pierre Guillen (1984). Cote BM Etude 602 124.3

Le point de vue des Africains sur leur histoire:
Histoire générale de l'Afrique. Tome 7, L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935. (Unesco, 2011). Cote BM Etude 338098.7

Le rôle des explorateurs, de plus en plus impliqués dans la colonisation:
Trésors photographiques de la Société de géographie : 1850-1914 / sous la dir. d'Olivier Loiseaux (2006). Cote BM Etude 16 404
Aventuriers du monde : les grands explorateurs français sous l'oeil des premiers photographes : 1866-1914 / sous la direction de Pierre Fournié (2012). Cote BM Coubertin 910.9